La cybersécurité dans l’éducation est devenue une priorité, et même une nécessité. Elle l’est encore davantage depuis que la digitalisation et les outils informatiques font partie intégrante des pratiques pédagogiques, à tous les niveaux.
Cette importance s’explique par la nature des données manipulées : bases de données, informations personnelles, résultats, documents administratifs. Les établissements gèrent des contenus sensibles et très attractifs pour les attaquants. Or, pendant la pandémie, beaucoup d’organisations ont dû basculer rapidement vers le numérique. Cette transition, parfois menée dans l’urgence, n’a pas toujours laissé le temps de mettre en place des contrôles suffisants, ce qui a pu créer des failles exploitables.
D’ailleurs, selon certaines estimations, les cyberattaques visant le secteur académique ont fortement augmenté pendant et après la période Covid-19, parfois annoncées à des niveaux très élevés. C’est pourquoi les établissements font face à un triple enjeu : former les équipes, investir dans des outils adaptés, et renforcer la prévention au quotidien.
Cybersécurité dans l’éducation et nouvelles technologies
Avec l’arrivée du numérique dans le secteur éducatif, un cadre réglementaire s’est imposé, alors qu’il était auparavant quasi inexistant, et parfois même difficile à imaginer. Renforcer la sécurité sur Internet est devenu un réflexe à la maison et dans les entreprises. Mais pendant longtemps, on ne pensait pas que ce serait aussi nécessaire à l’école, et encore moins qu’il faudrait l’encadrer par des règles.

Des termes comme phishing, virus, sauvegardes, cyberattaque, ou encore des organismes spécialisés, sont déjà familiers dans les entreprises et pour beaucoup de particuliers. Chaque jour, des millions de données circulent sur Internet, via les messageries, les réseaux sociaux, les outils de visioconférence, les applications bancaires, et bien d’autres services.
Les nouvelles technologies ont un vrai côté positif, car elles ouvrent l’accès à l’information et facilitent les usages. Mais elles augmentent aussi les risques d’atteinte à la vie privée, car certaines intrusions sont aujourd’hui plus faciles qu’avant.
Dans ce contexte, les établissements ont une double mission en matière de cybersécurité dans l’éducation :
- Protéger les personnes : données personnelles, dossier scolaire, notes, informations financières, image, etc.
- Protéger l’information : bases de données, recherches, travaux académiques, statistiques, brevets, etc.
Et lorsqu’il y a des examens en ligne, un troisième enjeu s’ajoute : protéger l’épreuve contre le piratage.
Cybersécurité et technologies de l’information
Les nouveaux métiers liés à l’innovation technologique, et ceux qui apparaîtront encore demain, montrent une réalité claire : la cybersécurité est devenue un besoin concret et immédiat. C’est pourquoi, ces dernières années, de plus en plus de formations et de parcours informatiques intègrent des enseignements dédiés à la cybersécurité et à la protection des systèmes d’information.
On ne parle plus de dossiers papier rangés dans un bureau. Aujourd’hui, il s’agit de protéger des informations stockées dans des logiciels, et souvent dans le cloud. Concrètement, cette mission consiste à :
- Détecter et analyser régulièrement les incidents de cybersécurité, afin d’éviter des intrusions graves.
- Mettre en place des plans de sécurité et des systèmes de contrôle d’accès et d’identification.
- Évaluer le niveau de protection des environnements où sont hébergées les données sensibles.
- Appliquer les règles de sécurité et de confidentialité fixées par la loi, mais aussi par les politiques internes.
- Garantir la sécurité des logiciels et des outils utilisés par l’établissement.
On parle donc d’un profil plutôt technique. Mais il faut aussi maîtriser le RGPD dans le secteur éducatif, et s’assurer qu’il est appliqué correctement.
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La cybersécurité chez SMOWL
Sans entrer dans des détails trop techniques, voici un exemple concret. Notre infrastructure et les données sont hébergées sur Amazon Web Services (AWS). Cela implique de suivre les bonnes pratiques liées au modèle de responsabilité partagée, notamment sur la gestion des identités et des accès (IAM) : comptes utilisateurs, mots de passe, niveaux d’autorisation, accès restreints, pare-feu, etc.
Travailler avec AWS nous aide à renforcer la protection de notre environnement et à répondre aux exigences des réglementations en matière de données.
Nous veillons aussi à protéger les informations, qu’elles soient hébergées dans le cloud ou en dehors, en respectant le cadre légal et les exigences de l’Union européenne. Concrètement, le faible volume de données que nous conservons est stocké sur des serveurs situés en Europe. Et quand on parle de “faible volume”, cela signifie une chose : nous gardons uniquement les données strictement nécessaires, pas davantage.
- Nous ne stockons pas de données biométriques : l’identification de l’étudiant et la vérification qu’il s’agit bien de la même personne pendant l’épreuve apparaissent comme des incidents dans le rapport, si un élément doit être signalé.
- Nous anonymisons les données personnelles : nous associons un code numérique à l’étudiant, et seul l’établissement sait à qui ce code correspond.
- Dans la version simple de SMOWL, il n’est même pas nécessaire d’installer un programme.
- Nous ne conservons aucune activité en dehors de l’examen : dès que l’utilisateur désactive l’outil et que l’épreuve se termine, la surveillance s’arrête.
Le design de l’application a été pensé dès le départ pour renforcer la sécurité, en partant d’un constat simple : toute solution de surveillance en ligne peut attirer des tentatives d’attaque. C’est pourquoi nous accordons une grande importance à garantir, et à pouvoir démontrer, que l’usage de SMOWL se fait dans un environnement sécurisé.
Dans le même temps, il est important de rappeler que l’établissement éducatif conserve une part majeure de responsabilité, notamment dans la façon dont la solution est configurée, déployée et utilisée.

Le triple défi : investir, former et prévenir
Lorsqu’un établissement adopte un outil d’enseignement digital, il doit savoir quel système il utilise, et accepter qu’aucune solution n’est fiable à 100 %. Un attaquant ira souvent là où c’est le plus simple. C’est pourquoi l’investissement en cybersécurité dans l’éducation est essentiel. Mais il faut aussi garder en tête qu’une attaque peut venir d’une erreur humaine, comme cliquer sur un lien reçu par e-mail.
Donc, pour utiliser plus sereinement les plateformes e-learning, les cours en ligne, les chats et les autres outils, toute la communauté éducative doit être formée et informée, y compris sur les risques et les mises à jour. Il faut aussi investir dans des protections comme les pare-feu, mais aussi dans des compétences humaines. Et surtout, il est nécessaire de s’inscrire dans une démarche de prévention continue : ce n’est pas seulement utile, c’est prioritaire.Chez Smowltech, nous vous aidons à réussir votre transition digitale grâce à un proctoring flexible et adapté à vos besoins.
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